Article incomplet: autres recherches en cours

 

4 Mai 1945. Le capitaine Joe Crilley, de la 326th Airborne Engineer Battalion du101 St Airborne, s’approche de Berstechgaden avec son unité. Tout annonce une fin imminente des hostilités. Pas l’ombre d’un soldat ennemi. Des drapeaux blancs sont suspendus aux fenêtres.

Néanmoins, Crilley demeure sur ses gardes. Il sait que tout ce qui entoure la « montagne d’Hitler » est fortifiée et que l’hypothèse de se trouver face à la garde personnelle du Führer, des SS prêts à se battre jusqu’à la mort, demeure une probabilité d’autant plus grande que les plus hauts dignitaires du Reich ont quitté Berlin et que nombre d’entre eux sont venus se réfugier là.

Crilley redouble de prudence. Aux abords du batiment abritant les Waffen SS, il donne l’ordre à ses troupes de se préparer au combat et de se déployer tout autour des lieux. Mais rien ne se passe et les soldats américains investissent les lieux jusqu’aux garages.

A l'intérieur,  deux magnifiques Mercedes Benz en bon état mais maculées de boue  sont garées côte à côte. 

MB Staff

Crilley se tourne vers le sergent d'état-major Robert Smiley et lui dit: «Check them out» (Inspectes moi çà !). Smiley s'approche d'abord de l’une d’elle,  un cabriolet bleu irisé. Non sans appréhension car les allemands étaient notoirement connu pour installer des pièges à des endroits ou sur des objets susceptibles de déjouer la méfiance de l’ennemi. Tout en demeurant à bonne distance, Smiley tire une première fois sur le pare-brise de la décapotable, puis une deuxième fois dans l’aile gauche, laissant au passage un trou de calibre 45. Quant au pare-brise, il est seulement étoilé car le verre blindé a supporté le choc. Au grand soulagement du sergent, rien ne s’est passé. Il réitère sur l’autre voiture, une limousine noire décapotable. Il ne se passe rien…

Smiley observe que la clé de contact du cabriolet est insérée dans son orifice. Le capitaine ordonne : "Voyez si elle fonctionne." Smiley ouvre la porte du conducteur et avec précaution, prend place derrière le volant.  Il prend une profonde inspiration, dit une prière rapide et met la clé en position «on». Il appuie ensuite sur le bouton du démarreur. Rien ! Il recommence, puis au bout de quelques tentatives infructueuses, la belle endormie se met à rugir dans un grondement sourd.

Pour autant, la compagnie ne s’éternise pas. Il reste du travail à faire et notamment gagner le Nid d’Aigle, tout en haut du Mont Kehlstein. Mais l’ascenseur ne fonctionne pas, conséquence du bombardement américain du 25 avril précédent. Criley et ses hommes rebroussent chemin. Il tenteront à nouveau de gagner le Nid d’Aigle quelques jours plus tard en empruntant des chemins escarpés. En vain : la 2ème DB les a devançé !

Mais tout s’accélère. L'Allemagne s'est rendue inconditionnellement.  La guerre en Europe est finie. Peu après, les deux Mercedes, après avoir été nettoyées par leurs nouveaux «propriétaires» sont exhibées dans la paisible bourgade bavaroise.

Sur ordre du Général Ryan, les deux voitures sont réquisitionnées pour l’Etat Major.

Mais il y a encore une guerre à gagner dans le Pacifique, et il faut de l’argent pour cela. Et l’une des sources de financement est constituée par les War Bonds ( obligations de guerre),  titres de créance émis par un gouvernement dans le but de financer des opérations militaires en temps de guerre. Les appels pour acheter des obligations de guerre sont souvent accompagnés d'appels au patriotisme et à la conscience des citoyens. Aussi, le Département du Trésor des Etats Unis ordonne le rapatriement des deux voitures aux Etats Unis avec pour objectif de les montrer lors de tournées de récolte de fonds.

Crilley fût approché pour assurer la tournée en compagnie de quelques uns de ses hommes. Mais il déclina l’invitation car il souhaitait rapidement quitter l’Armée pour retourner à vie paisible chez lui et se marier.

En août 1945 les deux Mercedes, et un petit contingent issue de la 101st Airborne commandé par le sous-lieutenant James Cox reçurent l’ordre de départ pour les Etats Unis fixé au 10 septembre 1945.

Au départ, l’on pensa que les deux Mercedes appartenaient à Hitler. Il fût déterminé plus tard que le cabriolet, identifié comme un 540k, appartenait à Hermann Goering en personne puisqu'il arborait ses  armoiries sur les portes. Or Hitler n'avais jamais utilisé d'armoiries. Les documents d'achat subséquents le prouvèrent. Par contre, la confusion fût telle, que longtemps, on considéra que la 770 appartenait elle aussi à Goering.

 

 

 

 

f7c5ce10

potterrtn29